.: Zelazny :.
 Sa Biographie
Hommage à Roger Zelazny, le père d’Ambre.

Sa vie :

Roger Zelazny

Roger Zelazny

Roger Zelazny

Roger Zelazny & Jane Lindskold

Roger Zelazny

Roger Zelazny, jeune

Roger Zelazny

Roger Zelazny est né le 13 Mai 1937 à Cleveland (Euclid pour être plus précis), dans l’Ohio. Il y passe toute son enfance et y effectue sa scolarité. C’est un jeune homme passionné de littérature, il commence à écrire dès l’âge de 12 ans. A partir de 1955, il entame ses études supérieures à la Western Reserve University de Cleveland où il obtient son diplôme de bachelier en1959. Il commence à écrire sérieusement dés 1954 des nouvelles et des poésies et gagne deux fois en 1957 et 1959 le prix Finley Foster de poésie. En 1959, il intègre l’université Columbia dont il sort diplômé en 1962, son Master d’Art concerne le drame Élisabéthain et Jacobéen. Parallèlement, il rejoint la garde nationale de l’Ohio de façon à satisfaire à ses obligations civiques, il y restera, en alternance, jusqu’en 1963. Il mènera de front un emploi à la Sécurité Sociale de Cleveland qu’il rejoint en 1962 et l’écriture de nouvelles pour l’essentiel, utilisant parfois le pseudonyme de Harrison Denmark. les événements personnels se succèdent, il est impliqué dans un grave accident automobile, il perd son père, Joseph Zelazny, et enfin il se marie avec Sharon Steberl. En 1965, il déménage à Baltimore dans le Maryland où il continue de travailler pour la Sécurité Sociale et à écrire. En 1966, il divorce de Sharon Steberl et épouse le 20 août de la même année, Judith Alene Callahan. En 1969, Roger Zelazny abandonne définitivement son travail à la Sécurité Sociale et devient écrivain à plein temps. En 1971, son premier fils, Devin, nait ; il sera suivi, en 1976, de Jonathan Trent et en 1979, de sa fille, Shannon. En 1974, Roger Zelazny est accueilli à la convention mondiale de science-fiction de Washington comme invité d’honneur, de même à Albuquerque en 1981, Toronto en 1986, Baltimore en 1987, Lynchburg en Virginie en 1993. Zelazny participera toujours avec beaucoup d’assiduité aux réunions, ou aux congrès du monde de la science-fiction, qui, lui rendra bien puisqu’il deviendra secrétaire général de l’Association des Ecrivains de science-fiction des Etats-Unis. En 1975, R. Zelazny déménage avec sa famille à Santa Fé au nouveau Mexique où il résidera jusqu’à la fin de ses jours. C’est à cet époque qu’il commence à écrire en collaboration avec d’autres écrivains. Roger Zelazny et Jane LindskoldVers la fin des années 80, Roger Zelazny commence une relation avec une jeune étudiante, Jane Lindskold, à qui il prodigue, par courrier, conseils, encouragements, celle-ci souhaitant devenir écrivain. Zelazny n’hésitera jamais à conseiller tous ceux qui le solliciterons, cherchant à ce que chacun exprime ce pourquoi il est fait et sans jamais à en faire des clones littéraires.Roger Zelazny Ce qu’en 1989, lors de la convention de New York, qu’il rencontre physiquement Jane Lindskold avec qui malgré le peu de rencontres dans les années qui suivent, il noue une relation de plus en plus étroite jusqu’à lui proposer à la fin de 1993 de vivre avec lui à Santa Fé. Début 94, malgré une certaine réticence pour les visites médicales, il se soumet à un check-up qui met en évidence la présence d’une tumeur maligne au niveau du colon. Le développement de la tumeur la rend inopérable et ne laisse comme possibilité que la chimiothérapie. Roger Zelazny s’y engage au moment où Jane le rejoint à Santa Fé. Ils travailleront ensemble, signant en commun quelques livres (non parus en France). Jane Lindskold écrira qu’en dépit de la maladie, cette période fut l’une des plus belles de sa vie, Roger Zelazny ne baissant pas les bras devant la maladie, voyageant, découvrant les jeux de rôles, éditant de nombreuses anthologies. Malgré tous ses efforts, Roger Zelazny devra s’avouer vaincu devant le cancer qui l’emporte, à 58 ans, le 14 Juin 1994 à l’hôpital St Vincent de Santa Fé en présence de sa famille. Zelazny avait exprimé le souhait que sa mort soit l’occasion d’une réunion d’amis plutôt qu’un service religieux, ces cendres ont été dispersé dans les montagnes autour de Santa Fé. A noter que Roger Zelazny n’est pas un rôliste, il ne joue pas aux jeux de rôles ni de près ni de loin. Il faudra que Jane Lindskold et Eric Wujcik le poussent pour qu’il essaie un soir après une convention, et il continuera ensuite de temps en temps l’année de son cancer mais sans jamais accrocher complètement.

Son œuvre :

Une rose pour l'ecclesia

L'ile des morts

La saga d'Ambre

Dies Irae

Royaumes d'ombres et de lumières

le maitre des rêves

Toi l'immortel

Lord Demon

En 1962, la première histoire "Passion Play" de R. Zelazny est publiée dans la revue Amazing Stories, et tout de suite il remporte prix et considération des critiques. Sa nouvelle "une rose pour l’ecclésiaste" est nominé en 1963 pour le Hugo. En 1965, il écrit et publie "Toi l’immortel" qui reçoit un accueil enthousiaste et qui donne à son auteur, en 1966, le premier Hugo obtenu ex aequo avec "Dune" de Frank Herbert, qui éclipsera par la suite le roman de Zelazny. Zelazny est désormais un auteur connu et déjà, il s’inscrit dans le mouvement de renouvellement de la SF qualifiée de "new wave"ou "speculative fiction". En 1966, il reçoit 2 Nebula Award. En 1967, il écrit "seigneur de lumière" qui décroche l’Hugo 1968. . Il publie " L’île des morts" qui recevra le prix Apollo ( France) en 1972. Il publie également " les culbuteurs de l’enfer" qui sera sous son titre américain "Damnation Alley" le seul livre de Zelazny adapté au cinéma ; le film produit par la 20 th Century Fox avec Jan-Michael Vincent et Georges Peppard ne restera pas dans les annales d’Hollywood. 1970 annonce une nouvelle période pour Zelazny ; à travers la décalogie des Princes d’Ambre, il définit son propre univers proche de la fantasy et le développera 20 ans durant : le cycle des Princes d’Ambre est d’une richesse d’imagination et racontée dans un style agréable qui en fait une référence absolue des amateurs de fantasy. En 1975, il commence à écrire en collaboration avec d’autres écrivains, le premier résultat notable étant "Déus irae", coécrit avec Philip K. Dick, Zelazny ayant terminé le livre que Dick avait commencé et était incapable de terminer. Il collaborera avec Harlan Ellison dés 1969, Fred Saberhagen, Robert Sheckley, Gerald Hausman....La caractéristique de ces collaborations, c’est la capacité de Zelazny à s’adapter au style de son partenaire ; dans certains cas l’adaptation étant plus le fait de l’autre que le sien. Toutefois, on ne peut pas dire que ces coproductions soient toutes des chef d’œuvre. Si l’on s’en tient aux récompenses reçues par Roger Zelazny dans le domaine de la science-fiction, il est sûrement l’un des ’auteurs les plus titrés, puisqu’il est le détenteur, entre autres, de 6 Hugo Award et de 3 Nébula Award. Et effectivement, pour une carrière plutôt plus courte que ses confrères, Roger Zelazny a accumulé les réussites.

Son style :
Le plus gros de l’œuvre de Zelazny repose sur une savante exploitation des mythologies de l’humanité : hindouiste (Seigneur de Lumière), égyptienne (Royaume d’Ombre et de Lumière), indienne (L’œil de chat) et para-celtique (la série des Princes d’Ambre). On y trouve ce qui fera l’écriture de Zelazny : il décrits avec un luxe de détails ( même si Jack Vance tient la tête dans cette spécialité), une approche volontairement non-scientifique, des réminiscences littéraires ( comme le Moby Dick de Melville), pas de tabou vis à vis du sexe et une facilité à prendre le lecteur dans ses filets. L’œuvre de Zelazny se caractérise par une rupture avec la production antérieure de science-fiction, largement dominée jusque là par les récits d’aventures et d’action dans l’espace. Avec Zelazny émerge une nouvelle génération d’auteurs, Thomas Disch, Samuel Delany, Ursula le Guin, Harlan Ellison, qui sera étiquetée "new wave" et qui poursuit le but, en apparence simple, d’ obtenir que la science-fiction soit considérée comme de la littérature. Pour ce faire, chaque auteur a sa marque de fabrique, celle de Zelazny est une relecture des mythes, des religions en mêlant croyances et technologies modernes, comme dans Seigneur de lumière qui s’appuie sur la religion hindoue et où la réincarnation est le résultat de l’évolution technique, ou comme Royaumes d’ombres et de lumière, où les thèmes religieux de l’ancienne Égypte sont revisités par Zelazny. L’œuvre de Zelazny peut aussi se caractériser par les résonances psychologiques (on peut même envisager une lecture jungienne) de certains romans et en particulier du cycle des princes d’Ambre. L’éditeur Denoel a pu écrire dans la présentation de l’un des titres de ce cycle que " le drame élisabéthain fait figure d’aimable cour de récréation" à côté des princes d’Ambre. On peut néanmoins considérer que le drame élisabéthain recouvre des oeuvres suffisamment fortes, voire violentes, sans pour autant minimiser effectivement la "violence" dissimulée dans les pages de Zelazny. Bien qu’il ait écrit de nombreux romans, Zelazny est surtout intéressé par les nouvelles, qu’ils trouvent plus intéressantes à écrire et à lire. Considéré comme un grand auteur de SF, Zelazny a le défaut d’avoir aussi souvent déçu par des romans inférieurs ou inaboutis qui laissent de son oeuvre une image mitigée...


Pour aller plus loin
Marcel Thaon lui a consacré un livre d’Or chez Pocket. Il existe deux biographies de Zelazny, chacune ayant le même titre : Roger Zelazny : une écrite par Theodore Krulik en 1986, et une autre par Jane M. Lindskold sa compagne.


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